Le non de la rose de Sébastien Capelle #ProjetOmbre

Quatrième de couverture : 

Le Non de la Rose est une uchronie, un roman dans lequel je joue à ré-écrire l’histoire.

Le point de départ (point de divergence) est simple : l’Angleterre a gagné la guerre de 100 ans. Sauf que… (il y a toujours un sauf que…) qu’est-ce que ça veut dire réellement « gagner » ? Dans un contexte monarchique, le résultat est que le roi d’Angleterre est devenu roi de France.  Mais du coup, où installe-t-il sa cour ? À Paris, bien sûr, au cœur du royaume le plus peuplé et le plus important. Et puis, qui voudrait passer son week-end à Londres ? Du coup, au bout de 30 ans, ses enfants sont plus français qu’anglais, et l’Angleterre est devenue une province rebelle arriérée qui ne supporte pas d’être gouvernée depuis l’autre côté du Channel… 

Alors que le roi de fer se meurt, dans un huis-clos étouffant situé au Louvre (médiéval !), les divers prétendants vont s’affronter pour savoir qui va prendre place sur le trône bientôt vacant.

Je puise mon inspiration autant dans l’Histoire, que dans des romans comme Les Rois Maudits ou Le Trone de Fer, et le résultat est une intrigue courte, dynamique, avec une dimension fantastique et une approche résolument féministe.

Auto-édition – Financement participatif : Campagne Ulule

Nombre de pages : 112

Prix : 17,00€ en format papier et 5,00€ en format ebook

Date de publication : courant Mai 2021

Mon Avis : 

J’avais eu un véritable coup de coeur pour un précédent roman uchronique de Sébastien Capelle, Napoléon en Amérique et j’avais également beaucoup aimé La pierre de la Victoire. Pour la sortie de sa novella, Le non de la Rose, l’auteur a décidé de passer par le biais d’un financement participatif sur la plateforme Ulule. Et à cette occasion, il m’a proposée de le lire en avant-première et je le remercie au passage. Malheureusement, j’ai été moins séduite par ce nouveau roman que par les précédents. 

Dans Le non de la Rose, la France a perdu la Guerre de Cent ans et suite au Traité de Troyes signé en 1420, le Roi anglais Henry V succède au Roi français Charles VI dit le Fou, deux ans plus tard. Henry V devient alors Henri II, roi de France et d’Angleterre et s’installe au Louvre, à Paris.
Trente ans plus tard, en Août 1452, il sent sa fin proche et s’inquiète de sa succession. En effet, les forces sont vives entre les Bourguignons, les Français et les Anglais et la concurrence est tenace entre les prétendants. Qui lui succèdera? Son fils Henry, issu de son précédent mariage avec Catherine de France? Son fils Louis porté par Isabelle de Bretagne qui se rêve en Régente? Son fils Bâtard et Connétable de France, Guillaume Duc de Clarence? Charles le Bâtard, fils de son prédécesseur qui a été déshérité? Le Valois et poète Charles d’Orléans? Ou l’ambitieux Bourguignon Charles le Téméraire qui a épousé sa fille Jeanne? 

Une uchronie fantastique…

Le non de la Rose est une uchronie dont le principal point de divergence se situe dans la première moitié du XVème siècle : 
– Dans notre ligne temporelle, le fils du Roi de France Charles VI, le futur Charles VII a été écarté de la succession au trône suite au Traité de Troyes signé en 1420. En effet, ce dernier prévoit que le Roi d’Angleterre Henry V lui succède. Une jeune fille de seize ans prénommée Jeanne d’Arc et originaire de Lorraine, persuade alors Charles VII de lui confier ses troupes, délivre Orléans assiégé par les Anglais et les repousse vers le Nord. Charles a alors la voir libre pour se faire sacrer Roi à Reims en 1429. A partir de là, les Français reprennent la main et gagnent la Guerre de Cent Ans qui s’achève en 1453. 
– Dans le roman de Sébastien Capelle, le Roi anglais Henry V succède à Charles VI le Fou en 1422 sous le nom d’Henri II. Quelques années plus tard, Jeanne d’Arc persuade bien Charles dit le Bâtard de se soulever et de prendre les armes. Mais, la jeune fille meurt meurt prématurément lors d’une bataille, Charles ne sera jamais couronné Roi et la France perdra la Guerre de Cent Ans face aux Anglais. 
Le récit du Non de la Rose débute en 1452 à la fin du règle d’Henri II. Ce dernier sent que son Royaume risque de sombrer de nouveau dans une Guerre à cause d’un grand nombre de concurrents pour lui succéder. 

Enfin, cette uchronie possède également une petite dimension fantastique qui apparaît deux fois au cours du récit, notamment lors des interventions de la Reine Isabelle de Bretagne. Mais, je tairai cet aspect pour vous laisser le bénéfice de la surprise. 

… bien documenté…

J’avais déjà mis cet aspect en avant dans les deux précédentes uchronies, mais il est certain que Sébastien Capelle a dû fournir un très gros travail de documentation avant la rédaction de sa novella. Et cela se sent au niveau du contexte historique qui est très développé dans Le non de la Rose. Or, cette période de la première partie du XVème siècle en France n’est pas évidente à appréhender surtout dans ce contexte mouvant de la Guerre de Cent ans et de la succession du trône de France après la mort de Charles VI. Moi-même, j’ai éprouvé de grandes difficultés pour expliciter le contexte historique de cette novella pour cette chronique étant certes familière de cette période… mais plutôt de l’autre côté des Alpes, en Italie!

… mais…

Malheureusement, je suis ressortie de ma lecture un peu mitigée.

  • En effet, j’ai eu énormément de mal à rentrer dans le récit en raison de la difficulté à situer tout d’abord les personnages dont certains portent le même nom, Charles! Certes, Sébastien Capelle essaye de leur donner des qualificatifs pour mieux les repérer comme le Poète pour Charles d’Orléans, le Bâtard pour Charles (qui aurait dû être le Septième dans notre ligne temporelle) ou le Téméraire pour le Duc de Bourgogne. Et il y a aussi deux arbres généalogiques au début du roman auxquels j’ai essayé de me raccrocher. Mais malheureusement, je me suis tout de même sentie perdue et le temps que j’arrive enfin à appréhender la majorité des personnages, j’étais à plus de la moitié de la novella. Peut-être qu’un dramatis personae aurait pu m’aider davantage, je ne sais pas. 
  • Enfin, j’ai eu aussi du mal avec le style d’écriture qui m’a parfois un peu sortie du récit. Le texte n’est pas épargné par les fautes de frappe ou des mots manquants et cela m’a un peu perturbée. Surtout, certains dialogues ne m’ont pas semblé naturels et l’emploi de certains mots (comme « mentra » par exemple) un peu anachronique. 

En conclusion, je regrette beaucoup de n’avoir pas accroché au Non de la Rose alors même que j’attendais avec impatience la sortie de ce texte. Certes, l’uchronie déployée par Sébastien Capelle est intéressante et on sent l’effort de documentation sous-jacent derrière l’écriture. Malheureusement, je suis parvenue à rentrer très tardivement dans le récit en raison d’un contexte historique difficile à appréhender et d’une multitude de personnages à situer. Toutefois, si vous ne connaissez pas l’auteur, je vous invite à découvrir Napoléon en Amérique qui avait été un véritable coup de coeur. 

Cette novella participe au #ProjetOmbre

4 réflexions sur “Le non de la rose de Sébastien Capelle #ProjetOmbre

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s