Rétrospective littéraire : Mai 2021

Coucou tout le monde, 

j’espère que vous allez bien et que vous avez passé un bon mois de mai? Pour ma part, oui. J’ai moins lu ce mois-ci car avec la fin du confinement et l’ouverture des musées, j’ai préféré profiter de mes proches et sortir un peu (notamment à Vienne pour allez voir des monuments romains, j’étais en manque!). Par ailleurs, j’ai publié quotidiennement sur les Réseaux Sociaux une série de photos issues de mes différents voyages en Italie depuis une dizaines d’années. Il semblerait que vous appréciez beaucoup ce format car elles suscitent pas mal de réactions de votre part et j’en suis vraiment ravie! L’Italie me manque et cela me fait vraiment plaisir de partager ces souvenirs avec vous! 

Allez, c’est parti pour le bilan du mois de mai!

Biotanistes d’Anne-Sophie Devriese chez Naos (ActuSF). Service Presse

Bien que ma lecture ait bien mal débuté dans le premier tiers (univers flou, personnages peu expressifs, récit décousu, intrigue prévisible, clichés du genre Young Adult comme le triangle amoureux, etc…), j’ai au contraire beaucoup apprécié Biotanistes dans les deux derniers tiers. L’univers s’étoffe, les personnages sont plus développés et le point de vue engagé de l’autrice s’affine, devient moins poussif et forcé. Le roman a par ailleurs pour principale qualité de faire réfléchir son lectorat sur des thématiques actuelles comme la protection de l’environnement, le sexisme ou la politique migratoire de la France. Bref, une lecture que je conseille. 
Vous pouvez retrouver ma chronique complète ici

Le peuple du Grand chariot de William Lindsey Gresham, chez Le passager clandestin

Le peuple du Grand chariot est un texte court représentatif du contexte des années 50 dans lequel il a été écrit (notamment à travers la peur de voir se reproduire les désastres d’Hiroshima et de Nagasaki ou la crainte d’une escalade vers une guerre nucléaire entre américains et russes). Toutefois, à l’instar de d’autres textes que j’ai pu lire de la même époque et bien que celui de William Lindsay Gresham soit sombre, il n’est pas sans espoir. En effet, les deux peuples itinérant et sédentaire arrivent à survivre grâce aux échanges, à la solidarité et à l’ouverture sur l’autre. 
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Le sang de la cité (Tome 1) de Guillaume Chamanadjian, aux Forges de Vulcain. Lu en Lecture Commune avec Célindanaë, Lune et Vanille

Ce premier roman particulièrement bien réussi de Guillaume Chamanadjian a tout pour me plaire! J’ai été sensible à l’univers urbain très détaillé que ce soit au niveau de l’architecture ou de la morphologie de Gémina que pour son aspect socio-culturel très développé (la structuration sociale de la cité et leurs interactions entre les différentes classes, la culture basée sur la poésie, la joute qu’elle soit intellectuelle (le jeu de la garde) ou physique (le tournoi de la Canopée) et la gastronomie). Évidemment, l’inspiration de l’Italie médiévale y est pour beaucoup et je me suis plusieurs fois surprise à imaginer Gémina sous les traits de Sienne, Bologne, Noli ou Cagliari (pas vraiment Marseille, en revanche). Mais surtout, j’ai particulièrement aimé que le récit évolue vers la Fantasy politique, l’un de mes genres préférées en Imaginaire. Bref, j’ai hâte de connaître la suite (même s’il va falloir attendre un an!) et je suis assez curieuse de découvrir la trilogie de Claire Duvivier sur la capitale du Nord, Dehaven. 
Vous pouvez retrouver ma chronique ici

Le bateau de Palmyre de Maurice Sartre, chez Tallandier.

J’ai eu un énorme coup de coeur pour Le bateau de Palmyre! L’ouvrage est parfaitement bien documenté et son auteur reste prudent face aux sources. Le livre est également agrémenté d’outils (notes, cartes, dossier photographique) pour aider le lecteur à appréhender le propos et il s’avère passionnant en raison de nombreuses connaissances que j’ai pu acquérir. Bref, ouvrage que je conseille amplement!
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Les tambours du dieu noir de P. Djéli Clark, chez l’Atalante. Service Presse. Lu en Lecture Commune avec Célindanae

J’ai apprécié le recueil des Tambours du dieu noir de P. Djéli Clark : les deux textes se déroulent dans un contexte géographique original, possèdent un univers très travaillé et complexe tandis que les personnages féminins sont charismatiques et ont une personnalité très affirmée. Seul petit bémol pour la première novella, j’ai mis un peu de temps à rentrer dedans ; quant à la seconde, j’ai été moins réceptive à la référence lovecratienne mais il s’agit d’une pure question de goût. Bref, il y a fort à parier que je m’intéresse dans un avenir proche à la sortie d’une autre novella de l’auteur : Le mystère du tramway hanté à paraître également chez l’Atalante. 
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Du Roi, je serai l’assassin de Jean-Laurent Del Socorro, chez ActuSF. Service Presse. 

J’ai adoré Du Roi, je serai l’assassin : encore une fois, la plume de Jean-Laurent Del Socorro est fluide, son personnage principal Silas attachant et le contexte historique parfaitement bien documenté. Cela confère au récit une crédibilité et une consistance à l’univers développé par l’auteur. Si j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les deux premières parties, j’ai toutefois été décontenancée par la dernière notamment en raison du changement soudain de narrateur et des évènements peut-être un peu trop expéditifs à mon goût. Je ne sais pas quelles seront les prochaines publications de Jean-Laurent del Socorro, toujours est-il que je serai encore une fois au rendez-vous!
Vous pouvez retrouver ma chronique complète ici

La chute d’Antemisa de Gustave Auguste, en autoédition et financement participatif

Quatrième de couverture :

Préservée des luttes qui tourmentent l’Europe, l’île d’Anthemisa est devenue le plus célèbre joyau de la Méditerranée. Son jeune régent, Lazare Dellecroix, vit sans se douter des scandales qui nécrosent sa cour depuis trop longtemps. Malgré l’aide de son épouse Diane et du chancelier Enzo Arcimaldi, la chute semble inéluctable.

Pressé par la menace d’alliés devenus carnassiers, le pouvoir cède peu à peu à la panique et déclenche une chasse aux traîtres qui bouleversera jusqu’aux plus vieilles amitiés, au nom du secret millénaire de l’île : une force venue du ciel que toutes les
nations convoitent…

Petit avis rapide

Je ne l’ai pas chroniqué sur mon blog. Aussi, je vais vous donner une impression rapide sur mon ressenti. Quand j’ai reçu ce manga, j’ai été subjuguée par la beauté des dessins : le trait est vraiment très agréable, il est fin et il fourmille de détails. L’univers imaginé par Gustave Auguste est également très intéressant et appartient au genre de l’uchronie teintée de steampunk. On sent que l’auteur a dû beaucoup le peaufiner. Malheureusement, ces deux belles qualités sont gâchées par un scénario très confus (même si cela s’améliore un peu dans le dernier tiers), une intrigue peu crédible et de multiples personnages dont j’ai eu beaucoup de mal à saisir les relations. Quel dommage car ce manga avait un immense potentiel. 

Enfin, pour finir ce bilan du mois, je suis actuellement en train de lire Golden State de Ben H. Winters et je reporte au mois de juin, la lecture des Dragons de Venise de Kévin Monfils (que j’ai très très hâte de lire mais cela, vous devinez aisément pourquoi!). 

A demain pour la présentation de ma PAL!

9 réflexions sur “Rétrospective littéraire : Mai 2021

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