Rétrospective littéraire : Juin 2021

Coucou tout le monde, 

J’espère que vous allez bien? Le mois de juin a été assez riche en lectures mais peu en écriture, je vous l’avoue! En effet, je n’ai pas beaucoup chroniqué sur mon blog car mes weekends sont bien occupés en ce moment et je profite du déconfinement pour sortir et voir des proches. Mais, je ne vous oublie pas pour autant et je vais profiter de ce bilan mensuel pour vous donner quelques pistes sur mon ressenti à propos des lectures non chroniquées. 

Allez, c’est parti!

La fille aux mains magiques écrit par Nnedi Okorafor et dessiné par Zariel, chez les éditions ActuSF. Service Presse. 

J’ai eu un petit coup de coeur pour cette novella écrite par Nnedi Okorafor et illustrée par Zariel. Décrivant le quotidien de classes sociales défavorisées au Nigéria, l’autrice insuffle des valeurs positives à son récit fantastique : Chidera n’accomplit pas sa vie parce que les esprits de la forêt lui font un don mais parce qu’elles deviennent une source d’inspiration et un modèle pour la jeune fille. Le reste, c’est elle qui le construit grâce à son talent qu’elle peaufine de jour en jour, son travail acharné et sa bienveillance qui fait des émules autour d’elle. Bref, un conte que l’on a envie de lire en ce moment. Vous pouvez retrouver ma chronique entière ici

Golden State de Ben H. Winters chez les éditions ActuSF. Service Presse.

Je n’ai pas eu le coup de coeur que j’avais ressenti pour Underground Airlines. Toutefois, j’ai tout de même apprécié Golden state qui reste un roman intéressant à l’univers soigné et immersif avec un personnage principal haut en couleur et marquant. Dommage que certaines questions restent sans réponse à l’issue de ma lecture et que la conclusion de l’intrigue (un peu ouverte) ne m’ait pas non plus totalement satisfaite. A vous de vous faire votre propre opinion maintenant! Vous pouvez retrouver ma chronique entière ici

Nellie Bly, dans l’antre de la folie de Virginie Ollagnier et Carole Maurel chez les éditions Glénat. 

J’ai beaucoup aimé cette adaptation de Dix jours dans un asile de Nellie Bly en bande dessinée. Le récit partagé en deux arcs narratifs permet non seulement de comprendre l’engagement de la célèbre du journaliste américaine mais aussi d’expliciter le contexte socio-culturel de l’époque. Féministe (peut-être plus que ne l’était Nellie Bly au final), la bande dessinée dénonce également les travers de la société américaine de cette fin du XIXème siècle (bien que les choses aient évolué depuis, notre société d’aujourd’hui conserve encore quelques traits de cet héritage patriarcal). Enfin, la bande dessinée est servie par des dessins bien travaillés et documentés qui permettent au lecteur de se plonger dans la New York de cette époque. Bref, un bon moyen de découvrir par la suite le texte original qui est passionnant et facile à lire. Vous pouvez retrouver ma chronique entière ici

Le prince et la couturière de Jen Wang chez les éditions Akiléos

J’ai beaucoup aimé Le prince et la couturière qui sous ses faux airs de conte traditionnel (un Prince qui veut se marier) se veut surtout très moderne dans les thématiques abordées (acceptation de soi, accomplissement personnel et tolérance) et positif. Le trait dynamique et coloré de Jen Wang est également très agréable à regarder. Bref, une bande dessinée que je conseille pour les enfants comme pour les grands. Vous pouvez retrouver ma chronique entière ici

Les dragons de Venise de Kévin Monfils chez Le Héron d’Argent

J’avais beaucoup d’attente vis à vis de ce roman puisqu’il se déroule dans une de mes époques favorites (la Renaissance) et en Italie. Certes, l’ouvrage est magnifique (mention spéciale pour les dessins de Jahyra et la mise en page avec les fioritures baroques qui ornent chaque début de chapitre). L’univers développé par l’auteur est également intéressant et on sent qu’il s’est documenté un minimum sur la ville de Venise. Il y a quelques anachronismes (par exemple, les prisons n’étaient pas au sous-sol du palais des Doges au XIVème siècle mais sous les combles des toits) mais ils sont utilisés pour servir l’intrigue. En revanche, je n’ai pas du tout aimé les personnages (Carlo est insupportable et n’arrête pas de clamer haut et fort qu’il est le fils du doge ; quant aux méchants du récit, ils sont vraiment caricaturaux). Je n’ai pas du tout accroché au style d’écriture qui était pesant et plein de phrases toutes faites tandis que les dialogues m’ont également semblé peu naturels. Bref, une très grosse déception.

Les Romains et l’eau d’Alain Malissard, chez les éditions des Belles Lettres

J’avais découvert cet ouvrage, il y a un peu plus de quinze ans car il m’avait servi pour mon mémoire de maîtrise. En effet, le poète Martial fréquentait les lieux dédiés à l’eau à Rome au Ier siècle après J.-C. et il n’était pas rare qu’il cherchât une invitation à dîner dans les thermes les plus fréquentées de l’Urbs ou les latrines. À l’époque, j’avais uniquement parcouru les passages qui m’intéressaient. Aujourd’hui, je l’ai entièrement lu et j’ai trouvé cet ouvrage absolument passionnant. Il est divisé en trois parties (l’eau des usagers, l’eau des ingénieurs et l’eau du pouvoir) dont les deux premières ont été pour moi les plus intéressantes. La seule chose que je regrette est le manque de photographies ou des plans des vestiges archéologiques ainsi que des reconstitutions d’outils utilisés par exemple par les ingénieurs. Cela aurait été plus pédagogique de constituer un petit dossier au milieu de l’ouvrage. Heureusement, en quelques cliques sur son portable, il est facile aujourd’hui d’avoir accès à l’information. Mais à l’époque à laquelle cet ouvrage avait été publié (2002), cela n’existait pas encore…

Les Artilleuses (Tome 2) de Pierre Pevel et Étienne Willem, chez les éditions Drakoo

Les Artilleuses est une bande dessinée en trois tomes qui se déroule dans le même univers que Le Paris des merveilles, une trilogie écrite par Pierre Pevel. Le troisième et dernier tome devrait d’ailleurs sortir à la fin de cette année. Pour en revenir au Portrait de l’antiquaire, second opus, le lecteur reprend exactement là où le premier l’avait laissé c’est à dire à la fuite de nos trois Artilleuses prises en chasse par la police. Elles trouvent refuge auprès d’Hugo Barillet et tentent d’en savoir un peu plus sur la Sigillaire en remontant la piste de l’Antiquaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’intrigue possède un rythme très soutenu, on n’a pas le temps de s’ennuyer que déjà les trois personnages principaux nous emportent avec elles dans leurs aventures! De plus, j’adore ces trois femmes truculentes à la personnalité bien trempée. Bref, un petit régal et peut-être une petite mise en bouche pour Le Paris des merveilles que je n’ai malheureusement pas encore lu!

Voyages en Égypte et en Nubie (Trois tomes) de Giambattista Belzoni de Grégory Jarry, Lucie Castel et Nicole Augereau chez les éditions FLBLB.

Après avoir lu les Voyages d’Ibn Battuta d’Allessandra et Akalay, une amie m’a proposée de lire les Voyages en Egypte et en Nubie de Giambattista Belzoni. Il s’agit de l’adaptation en bande dessinée en trois tomes des récits de voyage de l’égyptologue italien entre 1815 à 1819. A l’origine, celui que l’on surnomme le « géant de Padoue » en raison de sa grande taille (plus de deux mètres) est un aventurier qui après avoir voyagé en Europe (Angleterre, Portugal, Malte, etc…) décide de partir en Egypte avec son épouse Sarah. Avec une formation en ingénierie hydraulique, il espère pourvoir faire carrière dans ce domaine mais échoue. Contre toute attente et sans aucune formation, il se verra confier par le consul anglais Henry Salt le transport d’une statue de plus de 7 tonnes, le « jeune Memnon » pour être emmenée au British Muséum, à Londres. Pari réussi pour Giambattista Belzoni puisqu’il se verra confier d’autres missions de fouille. Il sera ainsi connu pour avoir fait dégager et être rentré en premier dans le temple de Ramsès II à Abou Simbel au sud de l’Egypte, en Nubie ou dans la pyramide Khephren.
J’ai beaucoup apprécié cette bande dessinée qui reprend avec beaucoup d’humour les voyages de l’égyptologue. Bien que ce dernier ait des méthodes de fouille contestables aujourd’hui (graffiti sur les murs, arrachage de panneau pour les exposer ensuite dans les musées européens, etc…), il n’en demeure pas moins humain se heurtant à la concurrence déloyal entre Européens et la hiérarchie trop pesante de la société égyptienne. Mais avec quelques bakchich, il arrive à surmonter les difficultés. Son épouse Sarah, même si elle peut apparaître secondaire, est également une forte personnalité et a même décidé d’entreprendre un voyage seule en Palestine habillé en homme. Enfin, en ce qui concerne les dessins, s’ils peuvent paraître naïfs parfois, ils sont surtout très expressifs et j’ai particulièrement apprécié leurs incrustations dans les gravures anciennes du XIXème siècle (notamment la Description de l’Egypte). Bref, une trilogie que je conseille.

Voilà! On se retrouve donc demain pour la présentation de ma PAL de Juillet. 

Bonne journée et bonne lecture!

16 réflexions sur “Rétrospective littéraire : Juin 2021

  1. C’est un beau bilan ! J’ai ajouté deux bd à ma pal à cause de toi d’ailleurs, enfin ce sera le cas samedi car je vais les chercher à la librairie mais elles sont déjà de côté..
    Je te souhaite un bon mois de juillet ☺️

    Aimé par 1 personne

      1. Nelly Blis, la princesse et le jardin ! Je n’ai plus les titres précis en mémoire mais je pense que tu verras desquels je parle :3
        Félicitations, tu es désormais une tentatrice de niveau 2 ! 😜

        Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s