Mes meilleures lectures #SFFF 2021!

Coucou tout le monde, 

Noël approche à grand pas et si vous souhaitez offrir (ou vous offrir) voire même trouver votre prochain roman en Littérature de l’Imaginaire, je peux vous proposer une petit liste parmi mes meilleures lectures de l’année!

Allez, c’est parti!

Mon Top 3

Les Maîtres enlumineurs (Tome 1) de Robert Jackson Bennett chez Albin Michel Imaginaire

Pour la seconde année consécutive, l’auteur américain arrive en tête de mon Top 3 de l’année car il m’avait déjà émerveillée avec sa novella Vigilance

Quatrième de couverture :

#Fantasy #Sciencefiction

Toute l’économie de l’opulente cité de Tevanne repose sur une puissante magie : l’enluminure. A l’aide de sceaux complexes, les maîtres enlumineurs donnent aux objets des pouvoirs insoupçonnés et contournent les lois de la physique.
Sancia Grado est une jeune voleuse qui a le don de revivre le passé des objets et d’écouter chuchoter leurs enluminures. Engagée par une des grandes familles de la cité pour dérober une étrange clé dans un entrepôt sous très haute surveillance, elle ignore que cet artefact a le pouvoir de changer l’enluminure à jamais. Quiconque entrerait en sa possession pourrait mettre Tevanne à genoux. Poursuivie par un adversaire implacable, Sancia n’aura d’autre choix que de se trouver des alliés.

Mon Avis : 

J’ai eu un énorme coup de coeur pour Les Maîtres enlumineurs! Son univers riche et facile à appréhender s’inscrit dans le registre de la Fantasy (avec une inspiration très ténue de la Renaissance Italienne mais aussi reprenant les caractéristiques de la Dark Fantasy et de la Crapule Fantasy) avec quelques notes du domaine de la Science Fiction (notamment grâce au système de magie et à l’aspect Cyberpunk très présent). Son intrigue est également très efficace et menée tambour battant tandis que les personnages sont non seulement nuancés mais aussi attachants. Bref, un premier tome que j’ai adoré et je compte bien continuer le reste de la trilogie.

Le mystère du tramway hanté de P. Djéli Clark chez L’Atalante

La découverte de l’année! Après avoir beaucoup apprécié Les tambours du dieu noir, j’ai eu un coup de coeur pour cette uchronie. Et dans le cadre du Winter Challenge SFFF, je vais rajouter sa nouvelle parution Ring Shout. 

Quatrième de couverture : 

#uchronie

Égypte, 1912. Après L’Étrange Affaire du djinn du Caire, nous revoici en compagnie des agents du ministère de l’Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles, aux prises cette fois avec un spectre mystérieux qui a élu domicile dans un tramway du service public.
Tandis que dans les rues du Caire les suffragettes revendiquent haut et fort le droit de vote, l’agent Hamed Nasr et son nouveau partenaire l’agent Onsi Youssef devront délaisser les méthodes conventionnelles et faire appel à des consultantes inattendues (ainsi qu’à une automate hors du commun) pour comprendre la nature du dangereux squatteur de la voiture 015 et pour le conjurer.

Mon Avis : 

J’ai eu un véritable coup de coeur pour Le mystère du tramway hanté. L’univers est riche et possède une véritable profondeur. Il permet par ailleurs une réflexion de fond sur le contexte historique et culturel de cette Egypte moderne du début du XXème siècle (inversion culturelle et luttes sociales féministes obtenues avant l’heure). Les personnages sont également intéressants et l’intrigue menée tambour battant sans temps mort. Bref, une lecture que je ne peux que vous conseiller.

La fille aux mains magiques de Nnedi Okorafor et illustré par Zariel chez ActuSF

Troisième coup de coeur de l’année et pourtant ce n’était pas gagné car je n’avais pas du tout aimé un autre ouvrage de l’autrice, Qui a peur de la mort? J’ai tellement cet ouvrage que j’en ai offert un exemplaire à une amie qui avait besoin d’une lecture positive, bienveillante et dépaysante. 

Quatrième de couverture : 

#conte #fantastique

Chidera est une enfant malheureuse, mal aimée par ses parents. Elle rencontre un jour des esprits dans la forêt, qui vont tracer un tatouage sur sa main, et lui transmettre leur art Uli. Désormais, la magie des dessins de Chidera va, elle, métamorphoser la tristesse en joie.

Mon Avis : 

J’ai eu un petit coup de coeur pour cette novella écrite par Nnedi Okorafor et illustrée par Zariel. Décrivant le quotidien de classes sociales défavorisées au Nigéria, l’autrice insuffle des valeurs positives à son récit fantastique : Chidera n’accomplit pas sa vie parce que les esprits de la forêt lui font un don mais parce qu’elles deviennent une source d’inspiration et un modèle pour la jeune fille. Le reste, c’est elle qui le construit grâce à son talent qu’elle peaufine de jour en jour, son travail acharné et sa bienveillance qui fait des émules autour d’elle. Bref, un conte que l’on a envie de lire en ce moment.

Mes autres bonnes lectures de 2021 

Celestopol 1922 d’Emmanuel Chastellière chez HSN

Quatrième de couverture : 

#uchronie

Une année à la découverte des mirages et des merveilles de la cité sélène, joyau de l’âme slave arraché à la Terre, entre les mains d’un duc au destin défiant le cours du temps. Une année où croiser dans ses rues Marie Curie, l’archiduc Francois- Ferdinand ou Howard Carter, mais aussi humbles ouvriers, voleur volubile ou automates au coeur de cuivre. Entre ruines lunaires à explorer, un championnat du monde d’échecs à préparer ou des complots à déjouer…
Les canaux ambrés de la ville n’ont pas fini de vous dévoiler ses secrets ! Emmanuel Chastellière nous invite à redécouvrir une ville bâtie sur la Lune dans l’ombre de Jules Verne, à l’aube d’une aire nouvelle délicieusement uchronique, à travers 13 histoires qui s’entrecroisent dans un véritable chasse-croisé étourdissant.

Mon Avis : 

Quel magnifique voyage au coeur de la cité de Célestopol! Je n’ai pas boudé mon plaisir avec les treize nouvelles qui composent le recueil : l’univers uchronique est riche et très visuel, le style d’écriture de bonne qualité, les personnages attachants voire fascinants pour certains, le récit équilibré et les nouvelles maîtrisées. Que demander de plus? Je sais! Un troisième tome!

Le crépuscule des cinq piliers (Tome 1) de L. A. Braun chez Livr’S éditions

Quatrième de couverture : 

#Fantasy

Héritière du duché familial, Lithana a grandi dans une cage dorée, loin des difficultés du vrai monde. En guerre contre les sorcières d’Akronia, sa mère, la Duchesse d’Estaniel, consent à l’offrir en mariage pour mettre fin au conflit, en dépit de l’engagement sacré des fiançailles qui la lie déjà à Augustus de Rossi. Les deux jeunes gens se voient alors privés d’un futur qu’ils avaient imaginé tout tracé.
Malgré ce geste de paix, de nombreuses questions demeurent. Quel rôle jouent les membres de la Sixte Pilastre ? Cette union constitue-t-elle le commencement d’un renouveau ou, au contraire, d’une chute vertigineuse ? La chute du peuple mérinéen, de la religion pilariste, d’une terre à tout jamais perdue…

Mon Avis : 

J’ai adoré ce premier tome qui s’inscrit en Fantasy politique et s’inspire quelque peu de la Renaissance Italienne : l’univers est détaillé, complexe mais intelligible facilement tandis que le style d’écriture est fluide, agréable à suivre, l’intrigue bien menée et maîtrisée et les personnages crédibles et développés. Certes, il y a quelques longueurs, je ne le nierai pas mais ce roman est tellement bien travaillé que cela ne m’a pas dérangée outre mesure. Enfin, il s’inscrit dans des thématiques actuelles comme les préoccupations environnementales et le féminisme. Bref, un roman que je recommande hautement et je n’ai qu’une seule chose à dire : vivement le second tome!

Du Roi, je serai l’assassin de Jean-Laurent Del Socorro

Quatrième de couverture : 

#Fantasyhistorique

Espagne, Andalousie, XVIe siècle. La Reconquista est terminée. Charles Quint règne sur une Espagne réunifiée et catholique. Sinan est un enfant qui vit avec sa sour jumelle, Rufaida à Grenade. Musulmans convertis par nécessité à la religion catholique, sa famille les envoie à Montpellier pour échapper à une Inquisition toujours plus féroce. Là-bas ils tomberont dans une France embrasée par les guerres de religion…

Mon Avis : 

J’ai adoré Du Roi, je serai l’assassin : encore une fois, la plume de Jean-Laurent Del Socorro est fluide, son personnage principal Silas attachant et le contexte historique parfaitement bien documenté. Cela confère au récit une crédibilité et une consistance à l’univers développé par l’auteur. Si j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les deux premières parties, j’ai toutefois été décontenancée par la dernière notamment en raison du changement soudain de narrateur et des évènements peut-être un peu trop expéditifs à mon goût. Je ne sais pas quelles seront les prochaines publications de Jean-Laurent del Socorro, toujours est-il que je serai encore une fois au rendez-vous!

Zone tampon d’Isabelle Bauthian chez ActuSF – Collection Naos

Quatrième de couverture : 

« L’ignorance est notre force, car elle nous rend vigilants.» Telle est la devise de la ville fortifiée de Jacksonstadt, seule oasis au sein du désert hostile qu’est devenue notre planète après l’Effondrement climatique. Lisi, 17 ans, veut profiter d’une soirée de gala organisée par la mairie de Jacksonstadt et son beau-père Maati pour tenter d’impressionner le beau gosse du lycée avec sa belle répartie.
Mais un attentat la plonge dans un autre monde, celle de la fuite dans le désert avec sa demi soeur Soraya et le jeune prêtre Milen…

Mon Avis : 

#Youngadult #Postapocalyptique

J’ai beaucoup apprécié le roman Zone tampon : certes, il s’agit d’une roman Young Adult post-apocalyptique dont l’intrigue est relativement classique (que ce soit dans la structure du récit ou les causes de l’effondrement de la société). Mais l’originalité réside surtout dans le fait qu’il évite certains clichés : les personnages ne sont pas stéréotypés, ils possèdent des personnalités bien affirmées et confrontent souvent leurs idées ce qui les fait profondément évoluer ; quant à la société de Jacksonstadt dite plus dictatoriale, elle est très nuancée. Le roman offre également plusieurs axes de réflexion à son lecteur(ice) sur des questions environnementale ou sociétale ce qui les aide dans la construction de leur identité, de leur personnalité et de leur conscience politique ; chacun sait d’ailleurs que certains livres lus dans son adolescence peuvent être marquants et avoir des répercussions importantes dans leur vie d’adulte. J’espère que Zone Tampon sera l’un de ceux-là. 

Le sang de la cité – Capitale du Sud (Tome 1) de Guillaume Chamanadjian aux Forges de Vulcain

Quatrième de couverture :

#Fantasy

Enfermée derrière deux murailles immenses, la Cité est une mégalopole surpeuplée, constituée de multiples duchés. Commis d’épicerie sur le port, Nox est lié depuis son enfance à la maison de la Caouane, la tortue de mer. Il partage son temps entre livraisons de vins prestigieux et sessions de poésie avec ses amis. Suite à un coup d’éclat, il hérite d’un livre de poésie qui raconte l’origine de la Cité.
Très vite, Nox se rend compte que le texte fait écho à sa propre histoire. Malgré lui, il se retrouve emporté dans des enjeux politiques qui le dépassent, et confronté à la part sombre de sa ville, une cité-miroir peuplée de monstres.

Mon Avis : 

Ce premier roman particulièrement bien réussi de Guillaume Chamanadjian a tout pour me plaire! J’ai été sensible à l’univers urbain très détaillé que ce soit au niveau de l’architecture ou de la morphologie de Gémina que pour son aspect socio-culturel très développé (la structuration sociale de la cité et leurs interactions entre les différentes classes, la culture basée sur la poésie, la joute qu’elle soit intellectuelle (le jeu de la garde) ou physique (le tournoi de la Canopée) et la gastronomie). Évidemment, l’inspiration de l’Italie médiévale y est pour beaucoup et je me suis plusieurs fois surprise à imaginer Gémina sous les traits de Sienne, Bologne, Noli ou Cagliari (pas vraiment Marseille, en revanche). Mais surtout, j’ai particulièrement aimé que le récit évolue vers la Fantasy politique, l’un de mes genres préférées en Imaginaire. Bref, j’ai hâte de connaître la suite (même s’il va falloir attendre un an!) et je suis assez curieuse de découvrir la trilogie de Claire Duvivier sur la capitale du Nord, Dehaven. 

Apprendre si par bonheur de Becky Chambers chez L’Atalante

Quatrième de couverture : 

#Sciencefiction #Planetopera #Dystopie

« Nous n’avons rien trouvé que vous pourrez vendre. Nous n’avons rien trouvé d’utile. Nous n’avons trouvé aucune planète qu’on puisse coloniser facilement ou sans dilemme moral, si c’est un but important. Nous n’avons rien satisfait que la curiosité, rien gagné que du savoir. » Un groupe de quatre astronautes partis explorer des planètes susceptibles d’abriter la vie : hommes et femmes, trans, asexuels, fragiles, déterminés, ouverts et humains, ils représentent la Terre dans sa complexité.

Mon Avis

Apprendre si par bonheur a pour cadre principal l’exploration d’une lune et de trois planètes et lui fait donc appartenir au genre du Planet opera. Toutefois, les frontières sont également brouillées avec d’autres genres de la Science Fiction, puisqu’elle mêle aussi dystopie (notamment avec la situation environnementale qui empire au XXIème siècle sur Terre) et Science Fiction positive dans laquelle transparaissent les valeurs suivantes : représentativité, éthique, respect, entraide, paix et connaissance. Et dans notre quotidien actuel, ces notions sont plus que bienvenues!

Des conseils pour des petits budget

L’examen de Richard Matheson

Quatrième de couverture : 

#Dystopie #Dyschronie

Que diriez-vous si votre père, comme toutes les personnes de plus de 60 ans, devait passer régulièrement un test qui détermine si sa vie offre encore quelque intérêt pour la communauté ? En 2003, dans une société régie par la productivité, les personnes âgées ne peuvent être un  » poids  » pour les actifs. Aussi, passé un certain âge, chacun est contraint par la loi de passer un examen pour évaluer ses aptitudes intellectuelles et physiques et dont le résultat déterminera la suite de son existence…
A l’heure où nos sociétés occidentales contemporaines sont confrontées au vieillissement de la population et à la  » gestion  » des personnes non autonomes, il est urgent de relire Richard Matheson et sa vision des dérives d’une société gouvernée par l’utilitarisme économique qui peine de plus en plus à cohabiter avec ses aînés.

Mon Avis :

L’examen est un texte émouvant, cynique et cruel qui décrit une société dystopique du début des années 2000. Pour réguler sa population, cette dernière s’appuie alors sur les idées eugénistes en cours au XIXème siècle et s’inspire du programme nazi Aktion T4 qui visait entre autres les personnes âgées. Finalement, cette version de notre passé en 2003 ne s’étant pas produite (ce qui fait de L’examen, une dyschronie), la nouvelle amène tout de même le lecteur à réfléchir sur la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie. Or, la crise sanitaire a touché de plein fouet les EHPAD causant une explosion du taux de mortalité dans ces établissements. Dès lors, on peut légitimement se demander s’il ne serait pas urgent de réfléchir à de nouvelles situations d’accueil…

Toutes les saveurs de Ken Liu chez Le Bélial – Collection Heure-lumière

Quatrième de couverture :

#Fantastique

Idaho City, en pleine fièvre de l’or. Les temps sont à la conquête. De l’Ouest, bien sûr. De la fortune, surtout. Prospecteurs, commerçants, banquiers, filles de petite vertu, bandits et assassins s’agrègent en une communauté humaine au goût de mauvais whisky et à l’odeur de poudre. Et puis il y a ce petit groupe de prospecteurs chinois. Qui vivent entre eux, s’entassent dans des baraquements minuscules, et font planer sur la ville les effluves de leur cuisine aux saveurs aussi épicées qu’inconnues.
Lily, la fille de leur propriétaire, est fascinée par ces étrangers aux coutumes impénétrables. Et par l’un d’entre eux en particulier, un géant au visage rouge et à l’immense barbe, Lao Guan, qui lui apprend les mystères du wei qi et lui raconte des récits stupéfiants, les aventures de Guan Yu, le dieu de la guerre, de Lièvre roux, son cheval de bataille, et de Lune du dragon vert, sa fidèle épée.
Guan Yu, qui fait face à l’injustice et à la trahison dans cette Chine impériale fabuleuse. À l’image de Lao Guan, dans cette Amérique en gestation.

Mon Avis :

Ken Liu réussit une nouvelle fois à emporter son lecteur grâce à ses talents de novelliste hors pair. Son univers est bien développé entre Conte folklorique chinois (les exploits du Guerrier Guan Yu divinisé par la suite) et récit historique (l’arrivée des immigrés chinois aux Etats-Unis au XIXème siècle). Il réussit à capter l’attention de son lecteur (même si les férus de SFFF risquent peut-être d’être un peu frustrés par l’aspect minimaliste de l’Imaginaire) tout en dénonçant les conditions de vie de ces immigrés et le racisme auxquels ils ont dû faire face. Toutefois, il finit sur une note positive sur la tolérance, l’ouverture et l’acceptation de l’Autre qui nous fait le plus grand bien en ce moment. Bref, une novella à découvrir!

Les listes de lecture chez les Blogopotes : 

Albédo

Boudicca

Célindanaë

L’épaule d’Orion

Le dragon galactique

Lune

Yuyine

22 réflexions sur “Mes meilleures lectures #SFFF 2021!

  1. Que dire te ton top 3 ?
    Merveilleux! Je ne peux qu’être de ton avis. Ceci est une trés belle sélection et l’apparition renouvelée de Capitale m’incite à m’y intéresser de près.
    Je note le romn de JL.

    Aimé par 1 personne

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